Mon grand-père macédonien et son âne chargé de commissions
Reviennent du marché vers notre maison.
Notre maison se situe en face du poste de police
Dans la petite ville de Florina-Lerin.
La cour arrière donne sur la magnifique montagne
Et le devant sur la rivière qui coule paisiblement.
De loin quand j'aperçois mon grand-père, je quitte mes jeux
Pour lui apporter de la maison son vieux chandail.
Mon grand-père demande son vieux chandail
Pour couvrir les yeux de l'âne,
Car la bête a peur
Du pont et du courant de l'eau.
Chaque fois que l'âne traverse le pont,
Pris de panique, il souille le passage ;
N'oubliez pas que l'âne n'est qu'un pauvre animal.
En face, le policier grec voyant la scène
Accourt comme la foudre,
Et au lieu d'ordonner de nettoyer le pont,
Gifle violemment mon grand-père au visage pour régler l'affaire.
Le visage de mon grand-père devient rouge de honte ;
Le grand-père macédonien et son âne
S'en vont en silence, baissant simplement la tête.
Récit vécu