À Florina-Lerin où j'ai grandi se dresse une montagne
Pour laquelle je chante sans cesse.
Sur ses versants chantent des centaines d'oiseaux
Et chaque premier mai la jeunesse lui consacre de doux chants.

C'est comme si c'était hier que je t'ai dit adieu.
En terre étrangère je ne t'ai pas oubliée.
Ton image vit dans ma mémoire
Comme les nuances d'une aube colorée.

Ma belle montagne,
Je t'aime tellement.
Sur tes fleurs sauvages, pâquerettes et coquelicots,
Se posent les magnifiques papillons.

Ma belle montagne,
Mon désir est d'être à nouveau ton hôte.
Un jour, dès l'aube,
Je gravirai jusqu'au sommet.