Le dimanche 15 mai 2011, la Société historique canadienne de Macédoine (SCMH) a organisé une conférence inaugurale historique sur Skype mettant en vedette le Dr Tome Boshevski de l'Académie macédonienne des arts et des sciences et le Dr Aristotel Tentov de l'Université Cyrille et Méthode, qui ont présenté leurs recherches révolutionnaires sur le texte central de la pierre de Rosette.

Le déchiffrement du texte moyen

L’objectif central de la conférence était l’identification et le décodage du texte central de la pierre de Rosette, qui, selon les chercheurs, est écrit dans l’écriture et la langue des anciens Macédoniens. En tant que « maîtres vivants de l’Égypte » à l’époque ptolémaïque, les Macédoniens utilisaient cette écriture pour les affaires officielles de l’État. Les chercheurs ont réussi à identifier l’écriture comme étant syllabique – principalement du type consonne-voyelle – et ont déterminé qu’elle était écrite et lue de droite à gauche. En identifiant 27 consonnes et 8 voyelles, ils ont pu « relier le texte au son », révélant une structure linguistique très sophistiquée.

Constatations linguistiques et grammaticales

Les chercheurs ont découvert un système grammatical complet dans le texte qui reflète les structures trouvées dans les langues slaves modernes. Leur analyse a identifié :

  • Formes des noms et des adjectifs :Distinctions claires entre les noms singuliers et pluriels, ainsi que l'utilisation de formes basiques et superlatives pour les adjectifs.

  • Complexité verbale :L'identification des formes verbales actives et passives.

  • Profondeur narrative :L’étude a révélé que le texte du milieu contient beaucoup plus de détails et de nuances que le texte grec ancien sur la même pierre, offrant ainsi un aperçu plus complet de l’intention originale du décret.

Mise en œuvre sur des artefacts historiques

Un élément majeur du rapport était l’application réussie de cette méthodologie de décodage à d’autres sites et documents historiques. Les chercheurs ont démontré que les mêmes règles d'écriture et de phonétique pouvaient être utilisées pour lire le texte « démotique » du texte.Décret Canopus. En outre, ils ont appliqué leurs découvertes à d'anciens artefacts en pierre trouvés dans la République de Macédoine et dans la culture Vincha, dont certains remontent à 3 000 avant JC, suggérant une cohérence remarquable de la langue sur plusieurs millénaires.

Conclusion sur des implications plus larges

Les conférenciers ont conclu que leurs découvertes avaient de profondes implications pour notre compréhension de l’histoire ancienne et de la communication. Ils postulent que les trois écritures sur la pierre de Rosette n'étaient pas simplement des traductions les unes des autres, mais des efforts délibérés des pharaons pour communiquer avec trois communautés ethniques distinctes en Égypte en utilisant différents styles linguistiques et approches religieuses. En fin de compte, la recherche suggère que l’ancienne langue macédonienne est restée un moyen de communication vital et stable sur une vaste étendue géographique et chronologique, une conclusion que les chercheurs soutiennent fermement étayée par les preuves archéologiques existantes.



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Présentation Pierre de Rosette