Canada, tu es vraiment une terre et une nation d’immigrants
Beaucoup de gens ont entendu ton appel et sont venus.
Les Macédoniens ont quitté leur patrie bien-aimée
Pour saisir tes espoirs et tes possibilités.
Vous les avez invités ; venez la mer Égée, venez le Pirin, venez le Vardar
Venez, peuples résilients et forts.
Quittez la Macédoine, car les enfants quitteront un jour la maison.
Venez fonder des familles, bâtir des maisons, bâtir des entreprises, bâtir des églises avec leurs clochers.
Tu les as conseillés : embrassez-moi et je vous embrasserai. Rien ne vous sera donné, rien ici n'est gratuit. Les Macédoniens ne sont pas étrangers aux temps difficiles ni au labeur obstiné. Les choses iront bien ici ; persistez ; vous verrez.
Tu les as persuadés : donnez-moi votre jeunesse, votre vigueur, vos muscles, votre sueur. Donnez-moi vos espoirs et vos rêves, vos projets, votre esprit.
S'implanter dans ce nouveau pays sera difficile. Souviens-toi, immigrant, ce sont tes enfants qui récolteront et gagneront.
Aucun travail n’était trop dur pour un Macédonien ni indigne de lui; quel qu’il fût, il l’accomplissait! Travailleurs d'abord, ils ont vite laissé cela derrière eux, ces Macédoniens d'intelligence et de volonté.
Ils ont côtoyé une grande diversité de nationalités au Canada. Ils ont appris la langue du pays ; collectivement, ethniquement, ils se sont taillé une place. Leur caractère honnête, craignant Dieu et travailleur les prouve égaux aux meilleurs. Dans les affaires, les métiers, les arts et l'université, ils font honneur à leur lignée macédonienne.
Et lorsque les enfants des immigrants macédoniens se tiendront sur la tombe de leurs parents, comme ils le devront un jour, ils sauront que leur droit de naissance canadien a été assuré. Car les os de leurs parents deviendront une partie de la terre canadienne.