La nuit dernière, j’ai rêvé,
et je me suis retrouvé au village.
Tous les parents étaient là,
tous les ancêtres et les proches.
Nos enfants étaient là aussi,
avec les petits-enfants.
Nous dansions au rido, main dans la main,
comme dans les années d’autrefois.
Nous nous sommes tous embrassés
les larmes aux yeux.
Nous nous rappelions tout ce qui fut—
les passions du passé.
Et là-bas, deux frères,
devenus aujourd’hui des vieillards,
qui ne s’étaient pas vus depuis des années,
se disputaient de nouveau leur terrain.
« On se croirait dans un rêve », dis-je
tout bas à moi-même—
nous retrouver tous ensemble
dans mon beau village.
Lentement, un à un,
les gens disparurent de ma vue,
mais tous les champs
restaient encore là.
J’étais heureux de me réveiller ici,
mais triste de ne pas être là-bas—
ce n’est que dans un rêve
que nous pouvons être tous réunis.