vers 1927
« CP Lunch » sur la rue Runnymede, juste au nord de Dundas.
Grand-père Pando et grand-mère Gena Damianoff avec leurs 3 enfants — Vladimir (mon père), Krsto et Nadejda.

Gracieuseté de Marina Damianoff Wegner


Une « brève » histoire familiale :

La famille de mon père — Damianoff/Stoyanchin — provient de Prekopana (aujourd'hui Perikopi).
La famille de ma mère — Papaiouannou/Kyrou — provient de Zhelevo (aujourd'hui Antartiko).

Grand-père Pando Damianoff Stoyanchin a émigré de Macédoine/Turquie vers Toronto en 1914, suivi de grand-mère Gena Nikoloff Chungaroff environ six ans plus tard. Mon père et ses frères et sœurs sont tous nés sur la rue Maria à Toronto.
Grand-père Nauom Kyrou a émigré de Macédoine/Grèce vers Toronto en 1922, suivi de grand-mère Lena Papaiouannou Kyrou et de ma mère en 1932. Ma mère est née à Zhelevo ; cependant, ses deux frères plus jeunes sont nés à Toronto.

Les Damianoff ont habité sur la rue Maria, l'avenue Glendale, l'avenue High Park, puis se sont installés à Etobicoke dans les années 1950.
Les Kyrou ont habité sur la rue Niagara, puis sur l'avenue Quebec dans les années 1930.
Les Kyrou possédaient également un restaurant sur l'avenue St. Clair, à l'est du chemin Old Weston, mais je n'ai aucune photo et je ne me rappelle plus du nom. Je me souviens d'y être allée quand j'étais toute petite.

Les Damianoff ont possédé de nombreux restaurants au fil des ans. Le dernier se trouvait du côté nord du Queensway, en face du marché central Ontario Food Terminal. Grand-père Pando ne s'est retiré des affaires qu'à l'approche de ses 80 ans et a vécu jusqu'à 104 ans.
Mes deux grand-mères ont travaillé côte à côte avec mes grand-pères tout au long de leur carrière dans la restauration.
La génération de mon père et de ma mère s'était déjà canadianisée et ne voulait rien savoir du secteur de la restauration, après y avoir travaillé depuis leur plus tendre enfance. Mon père et son frère ont tous deux servi dans la Marine royale canadienne. Ils sont tous devenus des professionnels, laissant derrière eux la vie des « hommes au tablier blanc ». Seuls mon père et sa sœur ont épousé des personnes d'origine macédonienne. J'ai grandi sur l'avenue Glendale à Parkdale et j'y ai vécu pendant 18 ans. Tous mes cousins germains, sauf un, ont épousé des personnes d'autres nationalités — allemande, canadienne, polonaise.
Nous faisons tous partie désormais du grand creuset culturel d'Amérique du Nord. Mes petits-enfants sont nés à Toronto d'un père d'origine macédonienne et allemande (né à Toronto) et d'une mère d'origine norvégienne et anglaise (née en Nouvelle-Zélande). Si vous souhaitez remonter le fil de vos racines, c'est le moment idéal.

En note complémentaire : si quelqu'un me demande ma nationalité, je réponds toujours « Macédonienne », même si mon père et moi sommes nés à Toronto. Il y a un attachement profond que je ne peux expliquer. On peut modifier une frontière politique, mais on ne peut pas changer le peuple.

Marina Damianoff Wegner